dimanche 29 juin 2014

Et votre adhésion ?


Le GDiD a été reçu jeudi par M. Hamon, Ministre de l’Éducation nationale. Est-ce par hasard? Non.

Le référentiel-métier des directeurs d'école est sur le billot, il sera actif à la rentrée, et le GDiD en recevra mardi la dernière mouture pour y travailler. Est-ce par hasard? Non.

Le calendrier des mesures pour les directeurs d'école a été confirmé au GDiD par Monsieur le Ministre et son cabinet. Est-ce par hasard? Non.

Depuis treize ans le GDiD se bat pour que notre métier soit reconnu, pour que nous obtenions un statut qui nous permette de travailler à la réussite de nos élèves en toute sérénité et avec les moyens nécessaires. Le GDiD au cours des années a su convaincre plusieurs syndicats et organismes qui sont devenus pour nous des partenaires précieux et sincères. Les membres actifs du GDiD sont tous des directeurs d'école en exercice. Les membres actifs du GDiD sont tous bénévoles, ils ne gagnent rien et n'ont pas de décharge pour ce travail, ils prennent sur leur temps libre pour notre bien à tous. Et ça marche! Nous sommes désormais aux prémices de ce que nous voulons, bientôt le statu quo -qui depuis des décennies est prôné par des syndicats qui veulent ignorer l'importance de notre rôle- sera balayé.

Votre soutien, votre présence, sont nécessaires. Plus nous sommes nombreux plus nous sommes forts. Et puis, monter à Paris pour une réunion au ministère, cela coûte de l'argent. Le GDiD a besoin de votre adhésion ou de votre ré-adhésion. Vous êtes déjà au GDiD, vous pouvez dès maintenant renouveler votre soutien pour l'année 2014-2015. Vous n'êtes pas au GDiD mais finalement vous vous dîtes que ce travail n'est pas vain? Alors adhérez! Cela ne vous coûtera pas grand chose (20 €), mais votre présence et votre cotisation feront le plus grand bien à l'association.

Cela se passe ICI. Et merci d'avance de venir travailler avec nous!

Globof...


samedi 28 juin 2014

Le dirlo n'a rien à dire...


Aujourd'hui le dirlo n'a rien à dire. En revanche, il lui reste encore à faire, ce qui je dois bien l'avouer me devient chaque jour plus compliqué: chacun de mes actes, chacun de mes déplacements adopte ce rythme très original que nous connaissons tous, dit de "la limace", soit une lenteur certaine, l'allure traînante, l'aspect démoralisant du mollusque en général.

La limace ne parle pas -elle n'aurait de toute façon que peu à nous raconter-, mais en ce qui me concerne l'élocution est difficile, les mots se bousculent mais ne retrouvent pas leur ordre originel, je suis proche désormais du baragouin inintelligible. Inutile de me demander un discours compréhensible. Inutile également évidemment de me demander en règle générale de penser, j'ai un mal de chien à aligner deux idées, quand bien même une seule à la fois prend des allures étranges et s'échappe souvent dans des digressions stupéfiantes qui pourraient me faire suspecter de consommation de produits herbacés illicites si j'y étais sujet.

Pour ce qui concerne mon boulot de direction, j'ai eu je crois l'intelligence de boucler à mesure les choses les plus importantes, je suis à peu près tranquille maintenant car le plus gros est fait, et ce qui reste pourra attendre des jours meilleurs, fin août par exemple, quand j'aurai remis un peu d'ordre dans la vacuité presque totale de mon esprit surchauffé. Moi qui en temps normal fonctionne plutôt en mode supra-conducteur, là... euh...

Bon, le problème, ce sont les minots. Ils sont dans le même état que moi, ils n'en peuvent plus de l'école! Ils saturent totalement, sont proches du court-circuit. Alors évidemment ce n'est pas le moment de les lâcher d'une semelle, c'est la période idéale pour les accidents idiots. Je dirige donc le peu d'énergie qui parcoure encore mes neurones vers une surveillance active. Le boulot, en revanche, il n'en est plus question, mes pitchounes et pitchounettes de cinq ans n'ont plus rien qui rentre, autant essayer de discuter avec une motte de beurre. En plus, j'en ai quelques-uns qui fichent le camp pour cette prochaine et dernière semaine, ils s'échappent heureusement vers les bords de mer avec papy et mamy. Tant mieux pour eux, ils ont beaucoup travaillé, beaucoup appris, beaucoup acquis, qu'ils en profitent! Je les embrasse.

C'est même physiquement que je ressens durement cette fin d'année scolaire. Si j'osais je ne mettrais même pas mes lunettes pour me raser chaque matin tant la vision d’apocalypse qui s'inscrit dans le miroir matinal me fiche les jetons. Mais je me couperais de partout, alors je me rase sans vraiment me regarder. L'exercice est possible, j'en ai la preuve chaque jour.

Par chance je dors correctement. Enfin, quand j'écris "je dors"... je m’anéantis plutôt, je sombre dans un zéro absolu. J'adopte certainement aussi la position dite du "crapaud sur la table de dissection", ou du "bébé qui en écrase", poings fermés et membres écartés. Le schéma ci-dessous vous en dira plus:

Je précise que ma libido est totalement inexistante. Heureusement, je ne sais de toute façon pas vraiment ce que donnerait dans mon état un effort dans cette direction. Certainement pas grand chose, du moins pas grand chose de probant. J'ai une épouse compréhensive...

Chers collègues directrices et directeurs d'école, il nous reste encore quelques jours à tenir, mais j'espère peu à faire. J'admire sincèrement et profondément mes collègues du GDiD qui vont dans quelques jours retourner au ministère discuter le bout de gras pour notre avenir, je ne sais pas vraiment où ils trouvent la force de le faire. Je ne l'aurais pour ma part certainement pas. Félicitations messieurs, et surtout merci: vous bossez pour nous tous sans état d'âme ni discrimination, c'est fort appréciable. J'espère que tous vos efforts porteront effectivement leurs premiers fruits dès septembre, avec ce £$%@µ¤ de référentiel-métier que nous attendons avec impatience. Hop! Courage! J'espère vous croiser un jour pour le plaisir de vous payer un coup à boire.

Je ne sais si j'aurai des choses à vous raconter d'ici le 5 juillet. Alors je vous souhaite dès maintenant de bonnes et reposantes vacances d'été. Les miennes le seront forcément, c'est peut-être l'âge mais je n'ai plus vraiment le choix. Des bises à tous.

dimanche 22 juin 2014

Arc-en-ciel...


Alea jacta est...


La menace a payé. Il est regrettable d'avoir dû en arriver là. Pour la première fois de son histoire le GDiD a utilisé pour se faire entendre une arme en général syndicale, celle de la menace de ne pas communiquer aux familles la lettre du ministre aux parents. Cette mesure n'a plus lieu d'être, et la demande de M. Hamon peut aujourd'hui être suivie d'effet car les directeurs d'école ont été entendus.

Le GDiD nous informe sur son site que le ministre nous a enfin donné le calendrier des premières mesures concernant la direction d'école, et respecte donc son engagement de continuer le travail engagé par son prédécesseur. Le référentiel-métier sera bien applicable à la rentrée de septembre 2014!

C'est pour moi bizarre à écrire, mais je dois reconnaître et souligner dans cette histoire l'engagement sincère et honnête du SE-Unsa et en particulier de son secrétaire général Christian Chevalier (avec un seul "L", ne pas confondre avec le musicien), qui avait récemment rendez-vous avec le ministre et a maintenu son discours et ses engagements sur les directeurs d'école. Ce sont des choses qu'on n'oublie pas. Je ne l'oublierai pas, pour moi le protocole de 2006 est cette fois définitivement enterré. Je salue donc, et je donne rendez-vous aux prochaines élections professionnelles.

Concrètement, cela signifie donc que le référentiel-métier est pour septembre prochain, de même que la révision de la formation des nouveaux directeurs et la création d'un tutorat pour les aider à débuter sainement leur mission; en septembre prochain aussi certainement les premières mesures de simplification des tâches, mais le chantier prendra encore du temps; en septembre prochain l'augmentation de l'ISS, dérisoire certes mais c'est déjà un effort vues les conditions budgétaires du moment; en septembre prochain l'exonération totale ou partielle des APC, qui ne sera pas la panacée mais encore une fois il faut un début à tout... etc, etc, vous trouverez le calendrier du GDiD ici.

Les dés sont jetés. Il y a encore du travail. Pour ces débuts le GDiD est de nouveau convié au travail début juillet, et continuera à être associé au chantier complet. Évidemment ce n'est pas le statut tant convoité, mais cette distinction des autres métiers de l'enseignement qu'est le référentiel-métier commence à y ressembler. Le GDiD a toujours souligné qu'avant l' "avoir" il fallait définir l' "être". Ce fut une tactique raisonnable et logique qui aujourd'hui commence à porter ses fruits.

Il faudra aussi inverser la logique ministérielle, qui donne moins à ceux qui déjà ont le moins, et oblige par exemple les directeurs d'école sans décharge à totalement encadrer les APC, ce qui est le comble de l'absurdité. Allons, on peut imaginer que la raison finira par vaincre, raison qui voudrait d'ailleurs que ces APC qui ne servent pas à grand chose soient soit totalement supprimées soit laissées à la disposition des directeurs d'école et gérées par eux pour les besoins de l'école qui ne sont pas toujours ce que le ministère peut imaginer. Espérons.

Enfin il reste le chantier du GRAF, qui demande encore du travail. Tant mieux dans un sens, mieux vaut un grade bien construit qui saura perdurer qu'un bidule ridicule pondu à la va-vite.

Bref, finalement, les vacances qui arrivent s'annoncent meilleures que je le craignais. Je partirai l'esprit plus léger que lorsque j'ai entamé cette année qui me fut personnellement difficile et fatigante. Je suis naze, raide, rectifié, bon à jeter, incapable d'aligner trois mots sans bafouiller, et pourtant je me couche tôt malgré la Copa del Mondo et boucle des nuits de huit heures, mais je me réveille comme si je n'avais pas dormi. J'entame le capital, là... Allez, deux semaines.

lundi 16 juin 2014

Bravo le GDiD !


Le GDiD voit rouge aussi, et appelle à ne pas diffuser la fameuse "lettre aux parents d'élèves" de M Hamon! C'est ici. Bravo!

Monsieur le Ministre,

Les directrices et les directeurs d'école, déçus par le traitement du dossier qui les concerne, ne diffuseront pas votre lettre aux parents sur la réforme des rythmes scolaires jusqu'à ce qu'un calendrier précis programme la mise en œuvre des mesures décidées pour reconnaître notre métier, en commençant par la pierre angulaire de l'édifice soit l'écriture d'un référentiel-métier.

Depuis plus de 13 ans Le GDiD n'a de cesse de faire reconnaître le métier directeur d'école. Présents dans les nombreuses concertations liées à la refondation de l'école nous avions alors pu percevoir à la fois la prise en compte générale de cette réalité, mais également la volonté politique affirmée de vouloir refonder l'école et cela en commençant par le premier degré.

Notre enthousiasme naturel de directeurs d'école, de militants associatifs, de citoyens tout simplement, nous a conduits à participer à de nombreuses réunions en vue de construire cette reconnaissance. A l'issue de négociations M. Vincent PEILLON avait annoncé certaines mesures utiles et surtout un calendrier des textes à venir qui mettait en avant la rédaction du référentiel métier, ce qui pour nous était enfin l'expression de la reconnaissance de la spécificité et de notre métier.

Ce texte qui doit préciser nos missions, mais surtout l'encadrement de ces missions, s'appuiera nous l'espérons sur l'expertise des directrices et directeurs d'écoles qui au travers de nos d'instances associatives et syndicales font remonter la réalité de leur activité.

Aujourd'hui il semblerait que ce texte fondamental ne soit plus la priorité et que le ministère cherche en premier lieu à travailler sur la simplification des tâches. S'il est vrai qu'aujourd'hui les directrices et directeurs d'école ont besoin de temps, d'outils de simplification, ont besoin de confiance, il nous paraît préoccupant de travailler sur les tâches avant d'avoir réglé le cadre des missions. Il serait dommage et dommageable de ne pas s'interroger sur le fond si l'on cherche à améliorer la forme.

L'investissement sans limite qu'a eu, qu'a et qu'aura notre association ne peut qu'être lié au sens logique que nous imaginons pour cette évolution:
-un référentiel métier clair
-un cadre légal dans lequel exercer
-une perspective de développement professionnel
-un temps de travail qui tient compte des trois éléments précédents.

Le groupe premier des discussions pour donner la priorité au primaire était celui qui concernait les directeurs d'école. L'année scolaire s'achève sans qu'aucune des mesures obtenues pour les directeurs ne soit rentrée dans sa phase opérationnelle et cela nous inquiète. La déception risque d'être profonde et le GDiD risque de payer cher son investissement dans l'élaboration des fiches techniques qui devaient « pleinement reconnaître le métier de directeur d'école » .

Monsieur le Ministre, les mots que vous adressez aux directeurs d'école dans votre lettre aux enseignants pourraient nous rassurer :
« Je veux enfin remercier les directeurs pour leur engagement dans le fonctionnement de chaque école, dans l'animation des équipes pédagogiques et dans la relation avec les parents. Sans eux, la nouvelle organisation du temps scolaire ne pourra pas se mettre en place dans de bonnes conditions. »

En effet, comme toujours, les directeurs étaient au rendez-vous de ce changement. Ils n'ont ménagé ni leurs temps ni leur énergie.

Vous l'aurez compris, M. le ministre, nous sommes dans l'attente de la confirmation du calendrier concernant ces différents points évoqués. Nous ne saurions terminer l'année scolaire sans communiquer à toutes les directrices et directeurs d'école de ce pays l'état d'avancement de ce dossier, l'organisation de la rentrée scolaire ne pourra se faire sereinement sans ces informations.

Le temps presse, Monsieur le Ministre, c'est maintenant que nous attendons une réponse. En ces moments pour nous d'intense activité, le ressentiment et la désillusion grandissent chez les directrices et directeurs d'école. Le GDiD leur demande donc de ne pas pour l'instant transmettre aux familles la lettre dont vous nous avez chargés de la communication.

Une audience de notre association serait bienvenue pour que nous puissions vous présenter, Monsieur le Ministre, la situation des directrices et directeurs d'école et leur grande motivation malgré une lassitude qui ne cesse de croitre.

Dans l'attente de votre réponse, en espérant que notre demande pourra être prise en considération, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale, l'expression de notre très haute considération.

Pour le GDID son président.

Alain REI.

dimanche 15 juin 2014

Mémé dans les orties...


Notre nouveau ministre de l’Éducation nationale avait promis au GDiD qu'il respecterait le calendrier élaboré par son prédécesseur pour ce qui concerne l'évolution nécessaire du métier de directeur d'école.

Ce n'est pas le cas. Le travail de fond du GDiD semble avoir été vain puisqu'au lieu de nous sortir enfin le "référentiel-métier" qui était sur le billot et sur lequel le GDiD a longuement travaillé, voilà que le ministère semble -à la demande de la FSU et des syndicats non-réformistes- s'orienter vers une simplification des tâches.

Certes elle est peut-être nécessaire. Mais "alléger" quelque chose qui n'est pas défini, voilà qui parait curieux, et certainement léger. Le ministre veut-il donner des gages à la FSU avant les élections professionnelles? Car il faut être clair: d'une région à l'autre, d'une commune à l'autre, d'une circonscription à l'autre la mission des directeurs d'école varie en responsabilité, en charges, en temps, au gré des lubies d'un DASEN ou d'un IEN. Aucun directeur d'école ne sait précisément ce qu'il doit faire ou ne pas faire en dehors de ses devoirs de base comme la tenue du registre-matricule et de deux ou trois autres billevesées. C'était pour cela que le référentiel était nécessaire. Alors que va donc "simplifier" notre ministre? Nous enlever des tâches inexistantes pour certains d'entre nous? Ce qui signifierait concrètement qu'il nous en ajouterait quelques-unes... Ce n'est pas sérieux, c'est ridicule.

Ce qui motive aussi ma colère, c'est le peu de considération que montre M. Hamon pour le travail effectué par le GDiD, qui a été convié à de nombreuses séances de travail par l'équipe de M. Peillon. Enfin on allait savoir ce que signifie être directeur d'école! Plouf! A l'eau!

Pour parfaire le tout, voilà que M. Hamon nous écrit: « Je veux enfin remercier les directeurs pour leur engagement dans le fonctionnement de chaque école, dans l’animation des équipes pédagogiques et dans la relation avec les parents.
 Sans eux, la nouvelle organisation du temps scolaire ne pourra pas se mettre en place dans de bonnes conditions. »



Ben voyons. Cela s'appelle pousser mémé dans les orties. Des remerciements, cela ne coûte pas cher, cela n'engage à rien. Mais cela surtout ressemble furieusement à une fin de non-recevoir. Circulez, y'a rien à voir! J'irai même jusqu'à dire que si ce n'est de la provocation, c'est au moins d'une telle ironie que je ne peux pas y voir une maladresse mais une volonté de mettre un point final aux revendications des directeurs d'école.

Dans ces conditions, je ne marche pas. Le temps est peut-être venu de mettre les points sur les i. Les directeurs d'école de notre pays, Monsieur le Ministre, font tourner la machine. Elle est facile à gripper. Voulez-vous donc déclencher une grève des directeurs d'école? J'y suis prêt, parce que j'en ai marre qu'on se foute de ma poire. On me balade depuis 2012, stop j'arrête les dégâts. Attendez-vous déjà à ce que votre fameuse lettre aux familles reste dans les classeurs virtuels de ma boîte de courriel.